Une session de formation stratégique 


En poursuite des sessions de formation aux métiers d'accompagnement et valorisation des résultats de recherche, Inventions et Innovations, la 4e journée s’est tenue aujourd’hui Mardi 17 mars 2026 au CHESD, sous l’égide du Ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique et Innovation.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités de l’Incubateur du Génie Scientifique Congolais (IGSC).


La rencontre a rassemblé 46 participants en présentiel, issus de plusieurs institutions académiques et structures d’appui, notamment :

UNICIM, UPN, ULK, INA, UNIBAND, UPK, UNILIS, ICEPME, CRGM, RENÉCO, COPEMECO, HESC, CHESD, ISAM Kinshasa, UNICAM et FNR SIT.


Une question centrale 


Au cœur des échanges, une interrogation majeure a guidé les débats : La République Démocratique du Congo est-elle une véritable puissance entrepreneuriale ?


Un constat sans appel 

Selon les données présentées par le Professeur Paul Omandji Lokonde (Université de Kinshasa, Président de l’ICE-PME), le tissu entrepreneurial congolais reste largement dominé par les petites structures.

Répartition des entreprises en RDC :

  • 307 541 petites entreprises
  • 11 593 moyennes entreprises
  • 785 grandes entreprises
  • Total : 319 919 entreprises


Ce déséquilibre met en lumière une économie encore fragile, caractérisée par une faible industrialisation et une prédominance du secteur informel.


Un paradoxe préoccupant 

Malgré ses immenses ressources naturelles, la RDC peine à s’imposer comme une grande puissance entrepreneuriale.

À titre de comparaison, certains pays africains comme le Nigeria, le Rwanda ou encore le Kenya ont su mieux structurer leurs écosystèmes entrepreneuriaux et valoriser leurs opportunités économiques.


Jeunes diplômés : deux réalités  contrastées 

Les discussions ont permis d’identifier deux profils majeurs chez les jeunes diplômés :

 1. Les entrepreneurs de survie 

  • Orientés vers l’informel
  • Motivés par la nécessité économique
  • Activités souvent peu structurées

 2. Les entrepreneurs d’opportunité 

  • Axés sur la création de valeur
  • Porteurs d’innovation
  • Vision de croissance à long terme


Il sied à noter qu'entre conviction, hésitation et recherche de stabilité, les jeunes évoluent dans un environnement marqué par l’incertitude.


Un défi majeur : l’accompagnement 

L’un des points clés soulevés reste le coaching des entrepreneurs issus du génie scientifique.

Sans encadrement structuré :

  • de nombreuses initiatives stagnent
  • les projets peinent à se développer
  • le potentiel entrepreneurial reste inexploité

L’accompagnement apparaît donc comme un levier essentiel pour transformer les idées en entreprises viables et durables.


À retenir:

La RDC dispose d’un potentiel entrepreneurial réel, mais encore sous-exploité

Le tissu économique reste dominé par les petites entreprises

L’encadrement et la structuration sont indispensables pour stimuler la croissance

Les jeunes représentent une force stratégique, à condition d’être mieux accompagnés 

L’entrepreneuriat universitaire en RDC se trouve à un tournant décisif.

Entre défis structurels et opportunités réelles, l’avenir dépendra de la capacité des acteurs publics, académiques et privés à créer un écosystème favorable à l’innovation, à la formation et à l’accompagnement des jeunes entrepreneurs.


Info et communication de l'IGSC