L’Institut National des Arts (INA) a été le théâtre d’un tournant historique pour la santé publique congolaise ce mardi16 et mercredi 17 juin 2026. La...
L’Institut National des Arts (INA) a été le théâtre d’un tournant historique pour la santé publique congolaise ce mardi16 et mercredi 17 juin 2026. La deuxième édition de l’Atelier National sur la problématique des additifs alimentaires, organisée par Économies et Systèmes SARL RDC en collaboration avec Sochimico et sous le haut patronage de la Présidence de la République, a mobilisé les forces vives de la nation pour engager une mutation profonde de notre système alimentaire.
Le diagnostic scientifique et le plaidoyer structurant de la Prof. Marie-Claire Yandju
L’ouverture des travaux, lancée par le Directeur Général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), a posé un diagnostic sans concession : la transformation industrielle effrénée de la RDC ne peut plus faire l’économie d’un contrôle scientifique rigoureux.
La première journée a été marquée par une série de communications scientifiques de haut niveau visant à poser les bases du débat :
- Prof. Josaphat Ndelo di-Phanzu a ouvert les échanges avec une intervention magistrale sur le « Renforcement de la sécurité alimentaire en RDC ».
- Mme Edith Masamba Situwe a ensuite exposé les enjeux critiques liés à l’« Usage des additifs alimentaires et bonnes pratiques de fabrication et de contrôle qualité ».
- La Prof. Marie-Claire Yandju, Coordinatrice adjointe de l’IGSC, a parachevé cette session par une démonstration sur le développement de l'entreprenariat et les défis d'accompagnement. Elle a insisté sur un triptyque essentiel : l'impératif de la recherche locale pour évaluer les produits, la responsabilité entrepreneuriale comme moteur de compétitivité, et la nécessité d'un accompagnement étatique pour normer les PME.
Profitant de cette tribune, elle a officiellement annoncé la tenue du Forum du Génie Scientifique Congolais 2026, positionnant l’IGSC comme l'instrument étatique clé pour la valorisation des inventions et innovations congolaises.
L’engagement magistral du Coordonnateur de l’IGSC à la clôture
La seconde journée a marqué le passage du diagnostic à l'engagement institutionnel. La cérémonie de clôture a été rehaussée par la participation du Coordonnateur de l’IGSC, le professeur Dr Antoine Tshimpi Wola Yaba Intervenant non seulement comme haut responsable de l’institution, mais aussi en sa qualité de premier Secrétaire général à la recherche qu'a connu le pays et d'éminent spécialiste des maladies de l'appareil digestif, il a livré une analyse clinique et stratégique sans équivoque.
Son plaidoyer, salué par l'assistance, s'est articulé autour de deux axes majeurs :
- L'urgence d'un organe national : Face aux dangers avérés pour le système digestif des populations, il a plaidé pour la création d’un organe national chargé de réguler l'usage des additifs alimentaires en RDC.
- La posture scientifique de l’IGSC : Il a scellé l'engagement solennel de l’IGSC à accompagner scientifiquement cette future structure afin de lui permettre d'atteindre pleinement ses objectifs de contrôle sanitaire.
Clôture et perspectives : La « Déclaration de Kinshasa »
L'atelier a été officiellement clos après la lecture solennelle de la « Déclaration de Kinshasa » par la structure organisatrice, laquelle compile l'ensemble des recommandations formulées par les participants. Ce document a été remis symboliquement au Directeur Général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC).
En ancrant ces travaux dans une dynamique pérenne, l’IGSC réaffirme ainsi son rôle d’instrument privilégié de l’État pour la valorisation des résultats de recherche et la promotion d'une industrie congolaise compétitive, préparant ainsi le terrain pour le Forum du Génie Scientifique Congolais 2026.
Rédaction de l'IGSC
Juin 2026